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Le train zéro

  • DE
    Iouri Bouïda
  • TRADUCTION
    Sophie Benech
  • MISE EN SCÈNE ET SCÉNOGRAPHIE
    Aurélia Guillet
théâtre | création
Le train zéro © Serge Bloch
  • 8 Janvier 2020 - 26 Janvier 2020
du lundi au samedi à 20h, dimanche à 15h30, sauf du 23 au 26 janvier à 19h, Relâche le mardi
Durée
1 h – Le Terrier

Après cette rentrée marquée par les auteurs anglais, le retour en terre slave s’imposerait presque. Voilà des années que le TGP partage sa passion pour la littérature et le théâtre russes : Tchekhov, Pouchkine, Dostoïevski, Boulgakov, Erdman, Andreïev, Blok, Harms, Akhmatova ont hanté, par-delà les siècles, toutes les salles du théâtre. Leurs illuminations, leurs fulgurances, un peu de leur âme, nous sont parvenus.
Cette saison, c’est Iouri Bouïda qui ouvre les pages de son Train Zéro. Né dans la région de Kaliningrad en 1954, il vit actuellement à Moscou. Depuis 1992, il a publié de nombreux livres en Russie où son oeuvre jouit d’un grand prestige. En France, certains de ses ouvrages sont traduits et publiés. Il reste pourtant à découvrir.
La metteuse en scène Aurélia Guillet adapte ce récit crépusculaire et le confie au comédien Miglen Mirtchev. Il incarne Ivan Arbadiev, le dernier habitant d’une colonie ferroviaire située à la lisière du monde. Pendant des années, avec une petite communauté de femmes et d’hommes, il a attendu le passage quotidien du Train Zéro, contrôlé par l’armée, dont les portes plombées et un secret absolu protègent le contenu. Resté seul, il convoque des souvenirs empreints de l’obsession de servir un système dont il est le pur produit.

Ce texte puissant et dense évoque le régime concentrationnaire soviétique mais il se déploie plus largement. Les personnages sont tellement pris par leur désir de vie, d’amour, de compréhension ou d’acceptation, que leur humanité saisit bien au-delà du contexte historique. Le Train Zéro peut être une métaphore de ce qui fait sens ou non, de ce qui fait vivre ou mourir.

Cent wagons aux
portes bouclées à mort
et plombées, deux
locomotives à l’avant,
deux à l’arrière –
tchouk-tchouk… houhou !
Cent wagons. Lieu
de départ, inconnu.
lieu de destination,
secret. On tient sa langue.
Votre boulot n’est pas
sorcier : les voies doivent
être en état. De là à là. Ric-rac.

Iouri Bouïda, Le Train Zéro

Avec Miglen Mirtchev

Lumière Thibault Gaigneux et Aurélia Guillet | Son Jérôme Castel | Vidéo Jérémie Scheidler | Collaboration à la dramaturgie Marion Stoufflet

Le texte est publié aux éditions Gallimard, collection L’Imaginaire.

Production compagnie Image et 1/2, Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis.

autour du spectacle

  • dim 19 jan 2020 - 17:00

Rencontre avec l’équipe artistique