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LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD

marivaux

mise en scène jean liermier

avec dominique gubser, alexandra tiedemann, cédric dorier, joan mompart, françois nadin, alain trétout

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Silvia attend Dorante à qui son père veut la marier. Mais afin de l’observer tel qu’il est vraiment, elle décide de prendre la place de sa femme de chambre. Dorante, également en proie au doute, a eu la même idée. Les maîtres deviennent les valets qui deviennent les maîtres...


© DR

Point d’équilibre dans le théâtre de Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard fait se rencontrer, avec une étonnante finesse, deux traditions opposées: celle de la Commedia dell’arte et celle du drame bourgeois. Ici, Marivaux analyse avec minutie l’origine du sentiment amoureux. En âge de se marier, un jeune homme et une jeune femme devront-ils faire le choix que leur impose leur condition sociale ou pourront-ils aimer librement ?
Dans un décor incliné truffé de trappes, les comédiens surgissent et disparaissent avec vivacité. Jean Liermier signe une mise en scène légère et ludique, qui illumine ce chef-d’oeuvre de Marivaux..

 

LA PRESSE EN PARLE

Cette mise en scène signée est d’une lisibilité rare. Conduite dans un dispositif scénique original, elle révèle tout à la fois le trouble, la pulsion amoureuse et la critique sociale. Un plateau incliné figure la façade de la maison, dont les huisseries seraient les cases d’un échiquier. Chacun en sort ou y rentre au fil des scènes, comme dans sa boîte, tels des automates dont la musique serait écrite d’avance. Ce qui n’empêche pas les interprètes d’assumer leur rôle de la plus sensible manière qui soit. Dans une belle harmonie s’ensemble, ce qui ajoute encore au plaisir. Que demander de plus ?
Emmanuelle Bouchez, Télérama, 28/11/09

C'est une version claire, subtile, profonde et aussi enjouée que cruelle de la pièce de Marivaux que nous propose le metteur en scène Jean Liermier. Sur un plateau de bois en pente, les personnages se poursuivent, se fuient, se mentent, jouets de l’amour quand ils croient tout maîtriser. Sous le déguisement de la servante,  Silvia veut jauger son futur mari... Mais il a eu la même idée qu’elle...Il y a dans ce chef-d’œuvre de la grâce et de la noirceur, de la joie et une infinie mélancolie. C'est merveilleusement interprété, sur un rythme excellent. Un délice de spectacle pour réviser ce grand classique ou le découvrir !
Armelle Héliot, Le Figaroscope, 18/11/09
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Une jeune fille de condition échange sa place et son vêtement contre ceux de sa servante, afin demieux observer son prétendant. Lequel, de son côté, a pris ceux de son valet pour les mêmes motifs. Quel chemin l’amour prendra-t-il ? Y-a-t-il un déterminisme de l’éducation, sinon de la naissance ? Qu’en est-il du mérite ? Soixante ans avant la révolution, Marivaux esquisse les questions que posera Beaumarchais. Le jeune suisse Jean Liermier met en scène ce conte cruel dans une idée de boîte à musique et de carrousel pour enfants. Grâce à des comédiens merveilleux de grâce, de drôlerie et de précision (notamment Joan Mompart, en Dorante troublé et troublant), il taille les facettes de cette pièce, lui rendant son coupant et sa vertigineuse limpidité. Quant au décor, une plate-forme inclinée et trouée de portes et de trappes, il résume à lui seul le périlleux de l’affaire, c’est à dire de l’amour et plus encore de la vie. Un spectacle exceptionnel, idéal à qui veut découvrir Marivaux.
Laurence Liban, L’Express,
19/11/09

On connaît l’intrigue de la plus célèbre des pièces de Marivaux. Deux amants promis l’un à l’autre sans se connaître échangent leurs rôles avec leurs domestiques pour s’observer. L’amour s’en mêle. Aux subtils jeux de séduction s’ajoutent les antagonismes sociaux entre maîtres et valets, à la comédie se juxtapose la ségrégation. La mise en scène de Jean Lermier jongle plutôt subtilement de ces deux aspects sur le plateau incliné muni de portes qui sert de scène. L’action se concentre sur une petite surface et les entrées et sorties s’apparentent à des jeux de masques. Ils finissent par tomber mais tout n’est pas bien qui ne finit pas bien même si l’amour peut être un lot de consolation pour la soubrette et le valet. Champagne certes, mais si les uns le boivent, les autres le servent.
Jean-Luc Bertet, Le JDD, 22/11/09

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collaboration artistique françois regnault / scénographie philippe miesch / costumes werner strub en collaboration avec maritza gligo / lumière jean-philippe roy / univers sonore jean faravel / maquillages, coiffures katrin zingg

production Théâtre de Carouge-Atelier de Genève. La tournée de ce spectacle
reçoit le soutien de la Corodis.