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PROJECTION "LUDWIG OU LE CRÉPUSCULE DES DIEUX"

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Ludwig ou Le crépuscule des Dieux
  • mar 06 déc 2016 - 19:30

​Mardi 6 décembre 2016 à 19h30 
Projection du film Ludwig ou Le Crépuscule des dieux de Luchino Visconti (1972)
dans le décor de Ludwig, un roi sur la lune en bi-frontale avec possibilité de voir le film en positif et/ou négatif de chaque côté de l’écran
En partenariat avec le cinéma l’Ecran

Devenu roi de Bavière à l’âge de 19 ans, Louis II, héros historique et romantique, aborde son règne avec enthousiasme. Mais ses proches le déçoivent. Il se sent trahi par Richard Wagner dont il est le protecteur, le mécène et l’ami et subit échecs politiques et militaires. Dans ses palais fastueux, Ludwig sombre peu à peu dans la folie…

Italie/Allemagne/France • fiction • 1972 • 3h55 • couleur • vostf

avec Helmut Berger, Romy Schneider, Trevor Howard, Silvana Mangano, Helmut Griem, Umberto Orsini
 

scénario Enrico Medioli, Luchino Visconti image Armando Nannuzzi montage Ruggero Mastroianni production Mega Films, Cinétélé, Dieter Geissler Filmproduktion source Tamasa Distribution

LA PRESSE EN PARLE 

« Le Ludwig de Visconti appartient d’emblée à cette catégorie de films plus grands que le cinéma, plus audacieux que leur époque et dont la seule existence est un défi au prosaïsme du quotidien, au matérialisme du siècle. On comprend sans peine l’attirance de Visconti pour Ludwig. Bien sûr, l’un n’est pas l’autre et Visconti, bien loin de s’en détacher, s’est toujours confronté à son époque. On a voulu voir en lui le précurseur du néoréalisme et son cinéma fut volontiers social avant d’être moderne. Reste qu’au soir de sa vie, au moment de s’interroger sur son existence et la finalité de sa pratique du cinéma, il ôte les masques successifs derrière lesquels, films après films, il s’est dissimulé. » Olivier Assayas, Cahiers du cinéma, août 1983


Dernier grand Visconti, réalisé par amour pour Helmut Berger, qui, dirigé de main de maître, est inoubliable. Par amour de l'art, aussi, cet amour terrible qui isole les êtres en eux-mêmes, au point de les rendre haïssables aux médiocres. Ils sont là, les envieux, en longs plans fixes, témoignant devant nous de la folie du roi Ludwig...

Visconti n'est plus le cinéaste nostalgique du Guépard, qui éprouvait encore de l'espoir devant le triomphe de la beauté. Ici, on devine Ludwig perdant et perdu quand il affirme à son confesseur sa foi en l'art qui rendra son règne meilleur. Exalté, solitaire, homosexuel, différent, en somme, ce qui en fait un objet d'opprobre et de dérision, Ludwig est abandonné de tous. De Wagner, notamment, profiteur égoïste. Même Elisabeth d'Autriche (Romy Schneider, superbe), qui « se défend des autres en les fuyant », trahit son cousin trop aimé en hurlant de rire devant ses extravagants châteaux. Empreint d'une douleur qui semble ne tarir jamais, le film cerne un double pourrissement : ce jeune roi qui se défait physiquement sous nos yeux ; et cette société en attente d'une implosion. L'orgie triste des valets autour du souverain à bout de souffle évoque évidemment une future bacchanale bien plus sanglante : celle des Damnés. ​Télérama, Pierre Murat

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