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M’APPELLE MOHAMED ALI

théâtre
  • DE
    Dieudonné Niangouna
  • MISE EN SCÈNE ET SCÉNOGRAPHIE
    Jean Hamado Tiemtoré
  • 11 Novembre 2015 - 22 Novembre 2015

Étienne Minoungou ressemble à Mohamed Ali ; Dieudonné Niangouna et Jean Hamado Tiemtoré aussi. Si les deux premiers partagent des traits et une allure physiques, les quatre hommes ont en commun la combativité quotidienne que réclament l’affirmation de soi et le dépassement des frontières. Souple, agile et précis comme celui qui gagna des médailles sur le ring et la liberté depuis les tribunes, Étienne Minoungou entrecroise la parole de la figure mythique qu’est devenu Cassius Clay avec celle des créateurs africains d’aujourd’hui que sont, comme lui, l’auteur et le metteur en scène du spectacle. À « mi-vie », le Congolais Dieudonné Niangouna et le Burkinabé Étienne Minoungou entendent visiter l’engagement du boxeur et leur propre démarche.

Victorieux puis déchu, Mohamed Ali reconquiert son titre grâce à la ferveur collective qu’il a insufflée. Qu’en est-il des artistes africains qui, parcourant le monde, sont eux aussi les ambassadeurs d’un continent toujours mis au défi ? La pratique des hommes de culture, comme celle du boxeur, ne peut se départir d’une lutte politique. Le choix d’être africain et la décision d’en porter la fierté demandent de croire en soi et d’initier des actes de résistance. Avec force mais aussi avec ironie, empruntant par exemple les insultes adressées aux Noirs à l’époque d’Ali pour mieux les renverser, les mots de Niangouna et la voix de Minoungou reprennent la légende qui mêlent tous les combats : celui qui mène à l’émancipation, celui qui réduit racisme et préjugés, celui qui porte haut la dignité et celui qui obtient la reconnaissance de tous pour une culture singulière et indépendante.

Le ring est un dialogue, et la scène est un champ de bataille. Je ne saurais vous dire la joie que j’ai en ce moment, en faisant entendre ma voix, mon corps, toute mon histoire à travers Mohamed Ali.

M’appelle Mohamed Ali

Avec Étienne Minoungou


coach artistique François Ebouele | musique Julien Truddaïu | lumière Remy Brans et Hermann Coulibaly

Le texte est publié aux éditions Les Solitaires intempestifs et a reçu le prix littéraire 2015 des lycéens et des apprentis. • Coproduction Compagnie Falinga / Théâtre le Public / Les Récréâtrales / La Charge du Rhinocéros

autour du spectacle

  • dim 15 nov 17:30