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KROUM

théâtre
création

    

  • DE
    Hanokh Levin
  • MISE EN SCÈNE
    Jean Bellorini
  • Avec la troupe du Théâtre Alexandrinski (Saint-Pétersbourg)
© Serge Bloch
  • 18 Janvier 2018 - 28 Janvier 2018

On l’a vu la saison dernière avec les œuvres d’Akhmatova, Erdman, Dostoïevski, Tchekhov, Grossman, les personnages des oeuvres russes possèdent un sens aigu de la tragédie douloureuse, de l’exaltation métaphysique et de l’indolence poétique.
Il faut croire que leurs élans, si stupéfiants du point de vue français, sont le fruit d’une psychologie fort éloignée de la nôtre. Leur déraison dépasse bien souvent notre entendement cartésien, notre goût pour l’ordonnancement des concepts et des sentiments.
Alors, que présager d’une rencontre entre un metteur en scène français, Jean Bellorini, et une troupe d’acteurs russes, celle du théâtre Alexandrinski de Saint-Pétersbourg ? Fascination, malentendus, reconnaissance… Sur le plateau, la densité de deux cultures de théâtre.
Il faut alors choisir une matière de travail. Faire le choix d’un auteur israélien, Hanokh Levin, porteur d’une culture toute autre, renommé pour son écriture satirique et son humour noir. Choisir une comédie « avec deux mariages et deux enterrements » mais sans héros, une comédie où les personnages se débattent avec une certaine volupté dans leur compromission. Mécontents de leurs existences minuscules, ils revendiquent comme un dû une médiocrité de confort. Sans s’en donner vraiment les moyens, car tout semble déjà perdu. C’est cette chute qui n’en est pas une – puisqu’ils sont déjà tout au fond –, qui rend leur quête poétique. Par fulgurances, ils touchent alors malgré eux à la beauté.

Nul doute que l’énergie démesurée de « l’âme russe » n’abdiquera jamais devant ces combats sans péril et sans gloire. Il faut parier sur le choc, la révolte, la vie qui s’immisce et se tord pour atteindre la lumière. Faire de l’ectoplasme un héros malgré tout.

TOUGATI :
Kroum, je veux guérir, je veux guérir ! Ce que j’ai connu jusqu’à présent, ça ne s’appelle pas vivre.
Je me suis juste préparé, je n’ai fait que des projets, non, ça ne s’appelle pas vivre, ça ne s’appelle pas vivre !

Hanokh Levin, Kroum
 


             

Avec la troupe du Théâtre Alexandrinski (Saint-Pétersbourg) Vasilissa Alexéeva, Sergey Amossov, Dmitri Belov, Ivan Efremov, Iossif Kochelevitch, Maria Kouznetsova, Vitali Kovalenko, Vladimir Lissetski, Dmitri Lyssenkov, Yulia Martchenko, Marina Roslova, Olessia Sokolova et le musicien Michalis Boliakis

Collaboration artistique Mathieu Coblentz | assistante au metteur en scène Macha Zonina (interprète) |  Scénographie Mikhaïl Koukouchkine, Jean Bellorini | Costumes Olga Ouskova, Macha Makeïeff | Traduction russe Marc Sorsky | Traduction française Laurence Sendrowicz

Création à Saint-Pétersbourg vendredi 8 et samedi 9 décembre 2017 au Théâtre national académique Pouchkine dit Théâtre Alexandrinski. Entrée au répertoire.
Coproduction : ADN - L’art des nations, direction Patrick Sommier
Théâtre Alexandrinski, direction artistique Valéry Fokine. Nouvelle scène-direction Igor Troïline
Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis
La Criée - Théâtre national de Marseille

autour du spectacle

Samedi 20 janvier à 18h30 et
dimanche 21 janvier à 14h
Lecture par Haïla Hessou et Lucas Samain, élèves-auteurs à L'École du Nord

  • dim 21 jan 17:30

à l’issue de la représentation

  • mar 23 jan 20:00

Mardi 23 janvier 2018 à 20h
La Fin de Saint-Pétersbourg 
de Vsevolod Pudovskin (1927)
Accompagnement musical par le groupe Flux
Entrée libre sur réservation

  • sam 27 jan 18:00

Piano, theremin et voix